Il faut être amoché avant d’être à la hauteur
Nouvelle année scolaire qui débute, BTS en poche, je décide de me lancer dans une dernière année de licence. Choisie sans grande motivation, plus parce que rien ne me plaisait et que je ne voulais pas entrer dans la vie maintenant. Je voulais une année de transition entre l’école et le travail, et j’ai trouvé puisque je suis en alternance dans une agence immobilière, ou je fais de la transaction, le côté de l’immobilier qui me plait le plus. Le gros gros point noir là dessus vient du fait que les cours sont inintéressants, que du déjà vu par rapport au 2ans de BTS… autant dire que les journées sont plus que longues… Parfois certains cours se déroulent avec une autre classe et là, horreur, on se retrouve a 45 dans une salle ! des conditions de travail vraiment pas normales, et je refuse d’avoir à nouveau cours dans un bazar pareil, c’est insupportable. A part ça, classe sympa, pas mal de têtes connues, j’aurais préféré couper les ponts avec ceux qui étaient avec moi l’année dernière et qui m’ont fait tant de crasses. Mais bon, on repart sur de nouvelles bases, donc on oublie tout (ou presque…)
Sur le plan sentimental, c’est génial; j’ai trouvé ma moitié. Je sais que je doute souvent, surtout lorsqu’on s’avère avoir des points de vue différents, mais je vais tâcher d’accepter. Parfois ma peur prend tellement le dessus, comme le week end dernier, que je serais prête à faire une grosse connerie pour rien. J’attends un petit truc de lui et qui malheureusement ne vient pas, alors je me dis qu’on ne se comprend pas, qu’on n’est pas fait l’un pour l’autre…. Le problème est que je ne dois pas laisser ces peurs trop m’envahir parce que ça pourrait finir mal, et je ne veux pas le perdre pour une bêtise, je ne veux pas le perdre tout court. J’ai l’impression d’aimer pour la 1e fois, mais je sais que je peux m’endormir sur mes deux oreilles en sachant que je le retrouverai le lendemain, voila ce qui rend heureux, aimer et se savoir aimer. On est passé par des choses difficiles autant que l’un que l’autre mais on se soutient et s’aide autant que faire se peut. Et on s’en sort plutot pas mal. En toute franchise, je ne me vois pas sans lui. Si demain, il me disait que tout est fini, je serais très très malheureuse, et j’aurais bien du mal à m’en remettre; Mais il n’y a pas de raison pour que cela arrive. On a plein de projets tous les deux, dont un qui ne plait pas beaucoup à notre entourage.. Dans un an, il est prévu qu’on s’envole pour l’Australie pour 8 à 12mois. En gros, à l’autre bout du monde, coupé de tous. C’est mon rêve depuis toujours, et maintenant c’est devenu le notre. Tant pis si personne n’approuve notre décision mais je trouve ça dommage. J’ai besoin de partir ailleurs, de connaître autre chose avant de me construire réellement ma vie d’adulte. Je ne reviendrai pas en arrière. Bien sur, cette année, on ne pourra compter que sur l’autre, donc, nous avons encore un an à vivre entourés et à voir si l’on est prêt à partir en toute confiance. Pour ma part, je serai capable de partir dès aujourd’hui tellement j’ai besoin de changement. Ce problème non résolu qui me bouffe tous les jours me pousse à découvrir l’inexploré et à profiter de la vie tant qu’on peut. Toutefois, il va falloir évacuer tous les soucis avant de monter dans l’avion. Et ça sera sans doute le plus difficile. Accepter.